Une belette, ayant attrapé un coq, voulut donner une raison plausible pour le dévorer. En conséquence elle l’accusa d’importuner les hommes en chantant la nuit et en les empêchant de dormir. Le coq se défendit en disant qu’il le faisait pour leur être utile ; car s’il les réveillait, c’était pour les rappeler à leurs travaux accoutumés. Alors la belette produisit un autre grief et l’accusa d’outrager la nature par les rapports qu’il avait avec sa mère et ses sœurs. Il répondit qu’en cela aussi il servait l’intérêt de ses maîtres, puisque grâce à cela les poules leur pondaient beaucoup d’œufs. « Eh bien ! s’écria la belette, tu as beau être en fonds de belles justifications, moi je ne resterai pas à jeun pour cela, » et elle le dévora.
Une nature mauvaise, décidée à nuire, finit par agir à visage découvert lorsqu’elle ne peut plus se cacher derrière les apparences.Morale
Nº 14La Belette et les PoulesUne belette, ayant appris qu’il y avait des poules malades dans une métairie, se déguisa en médecin, et, prenant avec elle les instruments de l’art,…Lire la fable →
Nº 158Les Voleurs et le CoqDes voleurs, ayant pénétré dans une maison, n’y trouvèrent autre chose qu’un coq ; ils le prirent et se retirèrent. Et lui, sur le point d’être…Lire la fable →
Nº 10Le Débiteur AthénienÀ Athènes, un débiteur, sommé par son créancier de rembourser sa dette, le pria d’abord de lui accorder un délai, sous prétexte qu’il était gêné. Ne…Lire la fable →Une fable, chaque dimanche, dans votre boîte mail.