Des pêcheurs traînaient une seine ; comme elle était lourde, ils se réjouissaient et dansaient, s’imaginant que la pêche était bonne. Mais quand ils eurent tiré la seine sur le rivage, ils y trouvèrent peu de poisson : c’étaient des pierres et autres matières qui la remplissaient. Ils en furent vivement contrariés, moins pour le désagrément qui leur arrivait que pour avoir préjugé le contraire. Mais l’un d’eux, un vieillard, leur dit : « Cessons de nous affliger, mes amis ; car la joie paraît-il, a pour sœur le chagrin ; et il fallait qu’après nous être tant réjouis à l’avance, nous eussions de toute façon quelque contrariété. »
Or donc nous non plus nous ne devons pas, si nous considérons combien la vie est changeante, nous flatter d’obtenir toujours les mêmes succès, mais nous dire qu’il n’y a si beau temps qui ne soit suivi de l’orage.Morale
Nº 295Le Fils et le Lion peintUn vieillard craintif avait un fils unique plein de courage et passionné pour la chasse ; il le vit en songe périr sous la griffe d’un lion.…Lire la fable →
Nº 307Les Enfants de la GuenonLes guenons, dit-on, mettent au monde deux petits ; de ces deux enfants elles chérissent et nourrissent l’un avec sollicitude, quant à l’autre, elles…Lire la fable →
Nº 22Les Pêcheurs et le ThonDes pêcheurs étant allés à la pêche avaient peiné longtemps sans rien prendre ; assis dans leur barque, ils s’abandonnaient au découragement. Juste à…Lire la fable →Une fable, chaque dimanche, dans votre boîte mail.